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Un nouveau théorème de la Science internelle de l’Esprit, nouvelle anthroposophie réformée

https://reformescientifiquedelanthroposophie.wordpress.com/2017/05/04/un-nouveau-theoreme-de-la-science-internelle-de-lesprit-nouvelle-anthroposophie-reformee/

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Quelques liens pour un premier contact avec  le film « Premier contact » (Arrival) 

L’article définitif sur les aspects les plus philosophiques du film, même si je prends le contrepied de la tendance relativiste du film qui n’étonnera personne vu son origine « américaine du Nord » (différence entre Science, vraiment universelle si elle est véritablement scientifique, car se situant sur le plan spirituel-internel des Idées,  et langage, enlisé comme les religions d’ailleurs dans le plan vital, donc restant forcément, comme les religions , ethnique et particulier, ne pouvant devenir « universel » que par la guerre et le massacre, le Jihad, non par la libre recherche intellectuelle en commun):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/12/16/premier-contact-arrival-2016-excellent-et-important/

Cela reste pour moi un grand film, malgré mes réserves…

Un groupe de sept articles (numérotation « 1234567 » en bas de pages) très criticables, mais ayant le mérite de mener aux bonnes questions, celles ayant trait aux « incohérences du scénario » et à sa façon de tomber dans les « visions d’avenir » de Louise, et aux transmissions d’informations de l’avenir vers le passé qui  s’affranchissent de la Science (la physique relativiste) et la contredisent :

https://oblikon.net/analyses/premier-contact-arrival-analyse-explication-de-la-fin-et-incoherences/4/

https://oblikon.net/analyses/premier-contact-arrival-analyse-explication-de-la-fin-et-incoherences/5/

https://oblikon.net/analyses/premier-contact-arrival-analyse-explication-de-la-fin-et-incoherences/6/
https://oblikon.net/analyses/premier-contact-arrival-analyse-explication-de-la-fin-et-incoherences/
Pour situer correctement le film et ce que ce site nomme ses incohérences , la théorie de la dualité entre monde physique et monde des Idées est nécessaire:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/a-propos-de-ce-blog-plan-vital-et-plan-spirituel-dans-leur-dualite-qui-est-louvert/
Ainsi que la dualité des deux sciences qui est associée à cette thèse :

Science du monde , du plan vital, qui est la physique, et « Science internelle des Idées » qui est une extension de la physique et de ses méthodes mathématiques au monde des Idées.
https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/12/13/le-jour-ou-la-terre-sarreta-film-de-1951-et-remake-de-2008/
Ce que les extraterrestres viennent « offrir » à l’humanité , et qu’ils appellent une « arme » (ou un « outil »)ce n’est pas un langage : c’est la Science internelle absolument universelle parce que faisant accéder la conscience directement au plan des Idées .. Leibniz parlait ainsi de la « Mathesis universalis » ou « characteristica generalis » comme d’un instrument permettant de calculer  en métaphysique et en morale comme en géométrie:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/la-conception-langagiere-de-la-mathesis-universalis-par-leibniz/
et il en parlait comme d’un langage, avec la même ambiguïté que celle du film . Mais une Science n’est pas un langage, qui est toujours enfermé dans le plan vital ou Nature .

« tentons donc, après la découverte d’instruments pour la vue et l’ouïe, de construire pour l’esprit un nouveau téléscope qui ne nous rapprochera pas seulement des étoiles mais des intelligences elles mêmes et qui ne rendra pas seulement visibles la surface des corps mais également les formes intérieures des choses. » : ceci est juste, si l’on comprend ce téléscope, qui est la Science internelle, comme rapprochant et unifiant les intelligences en leur permettant de voir directement les Idées (ou d’accéder directement au monde des Idées, ce qui est la même chose dite autrement) .

Cette Science cherchée et postulée (les anciens grecs n’appelaient ils pas ainsi la métaphysique ?) donne effectivement une nouvelle compréhension du Temps, mais à un niveau intellectuel (à condition de ne pas donner à ce mot un sens péjoratif, comme c’est la coutume aujourd’hui)pas sous l’aspect grossièrement matérialiste et « occultiste » de visions du futur comme en est gratifiée Louise Banks dans le film: ce genre de dérive revient à mélanger plan vital et plan spirituel, à refuser de prendre en compte la dualité qui est l’Ouvert, ou l’Abîme, ou la FENTE, dualité qui est la condition de toute réelle compréhension.

Cela dit, c’est un beau film, qui pose plus de questions qu’il ne donne de réponses (et c’est une bonne chose)

Il est bon de lire cette page avant d’aller voir le film :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Premier_Contact_(film)
Louise Banks est linguiste, Ian Donnelly est physicien , et leurs deux équipes travaillent en étroite symbiose. Et par une « vision » de Louise à la fin, nous apprenons qu’elle a transmis la connaissance des extraterrestres en un livre titré : » The Universal language » .. seulement l’ambiguïté demeure, et elle vient de ce que le film donne la prédominance à la femme linguiste sur l’homme physicien , au plan vital sur le plan de l’Idée : aucun langage ne peut être universel , parce qu’il appartient au plan vital-charnel et est donc forcément ethnique, particulier , « intéressé » à vaincre dans les guerres avec les autres « communautés » : seule la Science peut être universelle, à cause de sa forme mathématique, qui est essentielle à son statut de Science.


une science spirituelle et anthroposophique

Ce qui caractérise l’anthroposophie, par rapport aux auteurs réactionnaires comme Guénon et Evola, ou à ceux de la théosophie par exemple, c’est qu’elle accorde une place très importante à la science moderne, née en Europe au 17 ème siècle (en fait un peu avant, chez Copernic bien sûr, et même, selon Steiner, chez Nicolas de Cuse au 15 ème siècle).

René Guénon passe son temps à dénigrer de façon méprisante la science moderne « dont l’Occident est si fier », science qu’il ne connaissait pas puisqu’il avait « abandonné » l’étude en classe de Math Spé, sans passer les concours : il lui oppose une « science traditionnelle » dont il ne donne que de vagues aperçus.

Steiner est beaucoup plus précis, dans ses écrits comme « Apparition  des sciences naturelles » : la science moderne correspond à l’ère de l’âme de conscience, où l’humanité doit conquérir la liberté intérieure, et il faut pour cela que tous les liens avec le monde spirituel soient coupés. Il existait certes avant une « science », mais du’une espèce totalement différente, puisque les hommes « voyaient » encore les réalités spirituelles.

Steiner démontre, et il est en cela en total accord avec des philosophes comme Brunschvicg (qui a été l’inspirateur principal )de tous mes blogs jusqu’ici, ou Alexandre Kojève, philosophe marxiste et athée, très grand philosophe au demeurant, que l’émergence de la science moderne à ses débuts (jusqu’au début du 18 ème siècle) est une conséquence et une poursuite du christianisme, consistant en une « christianisation » de la science du moyen âge (qui était aussi la science dite « islamique) , et qui était d’essence aristotélicienne.

Cette volonté de « christianiser » la science est sensible chez Copernic (qui était ecclésiastique) tout autant que chez le « cartésien » Malebranche (1638-1715), qui était oratorien, savant et philosophe.

Mais alors :

si la science moderne représente un état d’achèvement et d’ascèse intellectuelle (donc morale et religieuse) si parfaite de l’esprit humain,  pourquoi notre époque, loin d’être devenue parfaitement chrétienne, est elle matérialiste, c’est à dire selon notre terminologie : ahrimanienne ?

le déclin commence à mon avis juste à la mort de Malebranche (qui se situe la même année que celle de Louis XIV).

« L’explication » que j’avais donnée jusqu’ici était la suivante :

les premières découvertes techniques , qui aboutiront par la suite à l’essor de l’industrie, puis au chemin de fer, à l’automobile, à l’aviation, commencent vers 1720 en Angleterre avec les premières machines à vapeur ; il s’est passé que l’homme, l’homme européen faustien (cf « Le déclin de l’Occident » de spengler) s’est laissé « fasciner » , « enchanter » (au sens diabolique) par cette nouvelle puissance technicienne sur la « nature » (extérieure, pas intérieure ).

Il en a oublié la vocation première de la science, qui est, comme le dit Steiner, d’ordre spirituel !

seulement est ce vraiment une « explication » qui va jusqu’au fond des choses ?

non, plutôt une « description » de ce qui s’est passé !

car la question demeure : pourquoi l’homme s’est il laissé « fasciner » et détourner de sa véritable tâche , fixée par Dieu (ou les hiérarchies spirituelles, selon le vocabulaire anthroposophique), qui était de former un Moi libre capable ensuite de remplir la « mission divine » de l’humanité : remplir le cosmos de sagesse initial par des impulsions d’amour ???

là j’étais bloqué !

seule l’anthroposophie va plus loin, et donne une réponse , mais qui pourra sembler scandaleuse et « politiquement incorrecte » à beaucoup : la science moderne, de chrétienne qu’elle était à ses débuts coperniciens, cartésiens, malebranchistes,  a été « envahie » d’influences ahrimaniennes (matérialistes) que Steiner nomme « arabisme » , et que je nomme pour ma part « islamiques ».

Un auteur comme Robert Powell (dans « 2012 and the coming of Antichrist ») se défend de toute intention « islamophobe », et préfère donc le terme « arabisme » : j’avoue que je ne vois pas très bien comment cela pourrait être jugé « moins incorrect » !

L’Islam n’est rien d’autre qu’une hérésie chrétienne, comme le pense le grand auteur C S Lewis!

L’Islam, ce n’est rien d’autre que le dernier aboutissement des sectes dites nazaréennes ou « ébionites » : c’est un ébionite, Waraqa Bin Nawfal, qui a écrit le Coran, voir mon article :

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/26/les-origines-nazareennes-de-lislam-et-du-coran/

certes, là aussi, l’anthroposophie a une explication pour l’essor foudroyant de l’Islam au 7 ème siècle, comparable à celui du nazisme : il s’agissait de susciter une « contre-influence », une sorte de « paratonnerre » ,  aux influences démoniaques de l’Académie de Gondishapour, résultant d’une première agression soratienne (= ahrimanienne + luciférienne) contre l’humanité, et visant à la doter 8 siècles avant la date prévue pour l’époque de l’âme de conscience, d’une science comparable à celle du 17 ème siècle.

Cet essor de l’Islam quand il se produit est donc « voulu » par les Hiérarchies, mais cela ne veut pas dire que l’Islam n’est pas anti-christique, et donc de l’ordre du Mal !

De même on a utilisé des bomardements monstrueux pour lutter contre Hitler : cela ne veut pas dire que les bombardements sont le Bien !

bref nous en arrib=vons, de nos jours, à un état de fait où la science, complètement ahrimanisée, n’a plus rien à voir avec ses débuts coperniciens et cartésiens, et est devenue le principal problème au lieu d’être la solution.

Elle ne redeviendra émancipatrice, donc la solution au lieu du problème, que si elle est « dés-ahrimanisée » et « spiritualisée ».

C’est ici qu’interviennent les travaux, tout à fait scientifiques, mais dépassant totalement la science « officielle » (bénéficiant de budgets énormes, dont l’efficacité n’est pas toujours validée, voire pas souvent) , de certains chercheurs comme Nick Thomas, George Adams , Olive Witcher, et bien d’autres…

Ils prennent comme cadre mathématique, comme l’avait préconisé Rudolf Steiner, la géométrie projective, qui correspond exactement à l’ ère de l’âme de conscience, puisqu’elle est la géométire de la « perspective » en peinture, qui émerge  à la Renaissance.

il existe un livre tout à fait intéressant de Nick Thomas :

« Science between space and counterspace »

qui est lisible partiellement sur Google :

http://books.google.fr/books?id=VKqjKfeo3iwC&pg=PA46&lpg=PA46&dq=nick+thomas+science+between+space+and+counterspace&source=bl&ots=bSd6jQSLx_&sig=nH4pg_La0N0qPkx6dN9_ZEIczlc&hl=fr&sa=X&ei=QCX8T43QMqqx0QWqgKmbBw&ved=0CFEQ6AEwADgK#v=onepage&q=nick%20thomas%20science%20between%20space%20and%20counterspace&f=false

Si, comme j’en suis persuadé depuis toujours, la science moderne représente un stade crucial sur le chemin spirituel de l’humanité, rien n’est plus important que de « spiritualiser » cette science enlisée  dans le gouffre « ahrimanien » (ou, selon la terminologie d’Husserl dans la Krisis, dans le naturalisme).

Je me propose donc ici d’étudier cette science « anthroposophique » et goethéenne.

Et, pour commencer, son instrument : la géométrie projective…