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Philon d’Alexandrie : propriétés des NOMBRES

Philon d’Alexandrie est un exemple merveilleux de la symbiose entre judaïsme et hellénisme (qui est, au fond, le christianisme) dont je parlais récemment, et qu’évoque Emil Bock dans « Césars et apôtres ».

Sur le web on ne trouve ses oeuvres qu’en traduction anglaise :

http://www.earlyjewishwritings.com/philo.html

http://www.torreys.org/bible/philopag.html

http://www.earlychristianwritings.com/yonge/

http://archive.org/details/worksofphilojuda01yonguoft

mais le site francophone Remacle contient un fragement témoignant de cette antique « science qualitative » des nombres dont parle Rudolf Steiner et que je me risquais sur d’autres blogs à appeler « Arithmosophie » :

http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/philon/nombre.htm

la motivation première de Philon est évidemment d’exégèse biblique, et part des six « jours » de la création au livre I de Genèse-Bereschit :

« Le nombre est intimement uni à l’ordre, et, parmi les nombres, le six est le type de la génération d’après les lois naturelles. En effet, après l’unité, il est le premier nombre parfait,étant égal à la somme de toutes ses parties et composé du trois, qui en est la moitié, du deux, qui en est le tiers, et de l’unité, qui en est le sixième (3 + 2 + 1 = 6/2·+ 6/3 + 6/6 = 6). En outre, il est, pour ainsi dire, d’une nature hermaphrodite et doué de la puissance de l’un et l’autre sexe ; car, parmi les nombres, l’impair, (ou surabondant) représente le mâle, et le pair, la femelle; or, le premier des nombres impairs est le trois, le premier des nombres pairs est le deux, le produit de l’un par l’autre est le six. Il convenait donc que l’univers, qui est la plus parfaite des choses créées, fût achevé sur le type du nombre parfait, qui est le six. Et comme, dans l’avenir, « le monde » devait être soumis à la loi de la génération de toutes choses par l’accouplement des sexes, il devait porter l’empreinte du premier nombre composé, impairement pair, formé par l’union du mâle (3), qui procrée, et de la femelle (2), qui conçoit. »

oui, un nombre tout à fait remarquable, ce 6 qui est celui du « numéro 6 » dans le feuilleton « Le prisonnier » qui annonçait la mondialisation ahrimanienne dès les années 60, et prévenait que l’opposition USA-URSS (ou « monde libre » contre « monde communiste ») n’était…que du vent !

une autre propriété extraordinaire du 6 est celle du « problème des 36 officiers » posé (et résolu) par Euler.

Supposez que vous ayiez , pour n =2,3,4,5,6,7,etc..un nombre carré n^2 (donc : 4,9,16,25,36,49, etc..) d’officiers appartenant à n régiments différents et à n grades différents; vous avez donc un officier et un seul pour chaque coupe (régiment, grade), exemple : un seul lieutenant pour Toulon, un seul capitaine pour Bordeaux, etc….ou encore : n capitaines répartis en n régiments, et idem pour les (n- 1) autres grades.

Vous voudriez ranger ces officiers en un carré de n lignes et n colonnes, mais de façon qu’en chaque ligne et chaque colonne il n’y ait qu’un seul officier de chaque grade et un seul officier de chaque régiment.

Un tel carré est appelé en algèbre combinatoire : carré gréco-latin.

Eh bien il est possible de ranger ainsi les n^2 officiers sauf si :

n = 2 ou n = 6

pour n = 2 c’est immédiat à voir: supposez que les grades soient lieutenant et capitaine, et les régiments soient Paris et Toulouse, vous avez donc pour Paris un lieutenant et un capitaine , et idem pour Toulouse.

Vous commencez par exemple par le lieutenant de Paris, sur sa ligne il doit y avoir un capitaine (pas deux officiers de même grade alignés) et qui ne soit pas de Paris, donc ce doit forcément être le capitaine de Toulouse.

Oui mais sur sa colonne le même raisonnement montre qu’il ne peut y avoir que le capitaine de Toulouse, or il est déjà pris pour la ligne..

donc impossibilité !

pour 6 c’est bien plus complexe, il existe plusieurs démonstrations, très difficiles (très difficiles à élaborer, ainsi qu’à lire et comprendre)!

donc vous pouvez ranger 9, 16, 25, 49, 64, 81, 100 ,etc… officiers en carré gréco-latin, mais pas 4 ni 36 !

mais revenons sur la propriété de 6 d’être le premier nombre parfait, c’est à dire à la fois somme et produit de ses diviseurs (autres que lui même) : les diviseurs de 6 sont :

1, 2 et 3

et :

6 = 1 + 2 + 3 = 1 x 2 x 3

les nombres parfaits suivants sont :

28 , 496, 8128,…

on ignore s’il existe des nombres parfaits impairs ; par contre on a déterminé depuis l’antiquité la forme que doivent avoir les nombres parfaits pais, qui sont en nombre infini :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_parfait

« Dans le Livre IX de ses Éléments, le mathématicien Euclide, au IIIe siècle av. J.-C., a prouvé que si M=2^p-1\, est premier, alors \frac{ M \cdot \left (M+1 \right )}{2} = 2^{p-1}(2^p - 1) est parfait.

Ainsi :

  • 6 = 2^1(2^2-1)
  • 28 = 2^2(2^3-1)
  • 496 = 2^4(2^5-1)
  • 8128 = 2^6(2^7-1)

Par ailleurs, Leonhard Euler, au XVIIIe siècle, a prouvé que tout nombre parfait pair est de la forme proposée par Euclide. La recherche de nombres parfaits pairs est donc liée à celle des nombres premiers de Mersenne (nombres premiers de la forme 2p − 1). »

ce statut « spécial » du nombre 6 n’est il pas lié au fait que ses diviseurs sont les trois premiers nombres entiers, et , selon certains, les trois premiers « nombres premiers » ?

depuis un siècle le nombre 1 n’est plus considéré comme un nombre premier, pour une raison liée au théorème fondamental d’unicité de la décomposition des entiers en facteurs premiers, des mathématiques modernes donc…

cependant il existe aussi des arguments pour considérer que 1 et premier, voir :

http://primefan.tripod.com/Prime1ProCon.html

et surtout les arguments, d’ordre « biblique » et non pas « arithmétique » de :

http://www.fivedoves.com/revdrnatch/Does_God_think_1_is_prime.htm

en tout cas, si 1 , 2 et 3 sont considérés comme nombres premiers, ce sont des nombres premiers tout à fait extraordinaires, puisqu’ils ne sont séparés que de 1 , et cela n’arrive plus jamais après.

De plus 2 et 3 sont les seuls nombres tels qu’il existe des puissances de ces nombres qui ne soient séparées que de 1, et cela aarive justement pour les puissances 2 et 3 :

3^2 – 2 ^3 = 9 – 8 = 1

en même temps bien sûr que :

3 – 2 = 1

C’est là le théorème de Catalan, qui n’a été démontré que tout récemment,  en 2002, après le théorème de Fermat (en 1994):

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_de_Catalan

Selon le grand ésotériste Lacuria (l’abbé Lacuria)  dans « Les harmonies de l’être exprimées par les nombres », lisible en entier sur le web , les nombres 1 , 2 et 3 ne sont rien d’autre que la Sainte Trinité :

http://leserpentvert.wordpress.com/2010/02/04/lacuria-les-harmonies-de-letre/

http://leserpentvert.wordpress.com/2010/02/09/les-nombres-et-la-mathesis-universalis/

le livre de Lacuria est ici (2 tomes) :

http://mathesisuniversalis.over-blog.com/article-lacuria-les-harmonies-de-l-etre-tome-1-1847-76169323.html

http://mathesisuniversalis.over-blog.com/article-lacuria-les-harmonies-de-l-etre-tome-2-1847-76169874.html

et il y a aussi une édition de 1899 :

http://mathesisuniversalis.over-blog.com/article-lacuria-les-harmonies-de-l-etre-tome-1-1899-76170322.html

http://mathesisuniversalis.over-blog.com/article-lacuria-les-harmonies-de-l-etre-tome-2-1899-76170588.html

(les deux éditions sont aussi sur Gallica, d’où je les ai recopiées)

1 est le Père, ou en termes métaphysiques (grecs) : l’UN

2 est le Fils, le Christ-Logos, ou Verbe: il correspond à la discrimination , donc à la possibilité de distinguer « plusieurs » ; sans le Verbe, donc, pas de science, pas de connaissance, pas de conscience

il est donc prouvé métaphysiquement que l’Islam a tort, qui ne veut connaître que le 1, et pour lequel le Christ est un être « créé » :

http://www.jesussonofjohn.com/

Le Fils, le Verbe , est « auprès de Dieu  » (du Père, du UN) dans la Trinité, ce que prouve la possibilité de la science.

Le 3 est l’Esprit, retour de la multiplicité à l’unité.

La longue aventure de 4 siècles de la science moderne occidentale correspond à la science « objective » newtonienne, qui « sépare » l’unité primordiale de l’apparaître en phénomènes dits « objectifs ».

Cette aventure se clôt avec l’émergence de la mécanique quantique, dont les « paradoxes » révèlent que l’objectivité « distantiatrice » atteint ses limites.

Comme le dit le philosophe des sciences Michel Bitbol :

« il est vrai que, loin du voeu de passivité contemplative de Goethe, la physique quantique a prolongé et amplifié l’interventionnisme expérimental de la physique classique; mais, sauf à s’accomoder de la permanence de ses paradoxes, elle ne peut plus traiter l’expérimentation comme activité d’un sujet sur une nature pré-objectivée »

Bitbol oppose, comme Steiner, les deux physiques (classique et goethéenne-quantique) en prenant l’exemple particulièrement révélateur de la théorie des couleurs de Newton et de celle de Goethe :

« l’une, celle de Newton et de la physique classique, est distantiatrice, et l’autre, celle de Goethe, est participative. Dans l’une, l’observateur ne fait que contempler un phénomène qui se constitue indépendamment de lui, dans l’autre il est impliqué dans sa constitution….

Heisenberg fait retour vers Goethe parce qu’il a le sentiment que la démarche distantiatrice des premiers pas de la physique n’est pas universalisable… parvenu à sa pointe extrême, remarque Heisenberg, le projet séparateur s’est heurté à ses propres limites »

Il s’y est heurté dans la mécanique quantique, l’apparition de paradoxes en est la preuve…

mais avant 1925 (date où les débats philosophiques sur la physique quantique commencent) Rudolf Steiner avait déjà opté pour le dépassement de la science moderne (née au début de l’ère de l’âme de conscience, chez Nicolas de Cuse) vers la science goethéenne.

Il avait , dans « Les limites de la connaissance de la Nature », fait aussi appel à l’image d’un dépassement , à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur, du miroir de la connaissance sensible et de la « tapisserie » des phénomènes

Michel Bitbol quant à lui compare les physiciens « classiques » (newtonniens) cherchant les « causes cachées d’ordre mathématique des phénomènes, à des enfants qui passent « derrière le miroir » pour essayer d’empoigner ce que celui ci donne à voir.

Seulement Steiner ne dit pas de « passer derrière un miroir » (image matérialiste) : il annonce de nouveaux modes de connaissance, acquis par la pratique méditative (dont parle aussi Bitbol à propos de la démarche spirituelle du physicien Arthur Zajonc)

Bitbol : « tout ce qu’il y a à faire selon Goethe, à rebours de cette pulsion stérile, est de répertorier les phénomènes , de les lier à travers l’un d’entre eux qualifié d’Urphänomen , et de s’inscrire pleinment dans cet apparaître riche de tant de possibilités de transformations »

C’est aussi ce que dit Brunschvicg, pourtant très loin du « poète » Goethe , sur la nature relationnelle de la science, qu’il donne à voir dans la théorie de la relativité d’Einstein.

Brunschvicg, mort en 194, et en fuite dès 1940, n’a pas eu le temps hélas d’explorer les arcanes philosophiques de la physique quantique; de plus il me semble que le cadre mathématique pour cette science relationnelle (Brunschvicg) ou phénoménologique (Goethe) serait la théorie des catégories, née en 1945 (années apocalyptique s’il en fût !).

L »Urphänomen de goethe serait tout simplement un objet initial dans une certaine catégorie de « phénomènes ».

La possibilité de la science distantiatrice réside dans le 2, le Verbe rendant possible la discrimination, donc l’intelligibilité, la conscience libre et la soi-conscience; celle de la science « impliquée » (cf David Böhm et son « ordre impliqué ») réside dans le 3, le Saint Esprit.

L’évolution de la science depuis 1413 prouve donc la vérité du christianisme trinitaire et la fausseté de l’Islam (où « Dieu seul voit la fourmi noire sur une pierre noire sur la terre noire dans la nuit noire »); la possibilité du dépassement de la science « séparatrice » et donc de l’emprise technologique , visible dans la seule résolution possible des paradoxes quantiques, prouve la vérité de l’ anthroposophie, forme scientifique du christianisme, et annonçant la science goethéenne et le dépassement du matérialisme objectiviste et méthodologique de la science classique

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les recherches en géométrie projective inspirées de Rudolf Steiner

le livre à lire de Rudolf Steiner sur les « mathématiques et la réalité » est « La quatrième dimension » paru en traduction française aux éditions Triades, un résumé en anglais est ici :

http://www.science.anth.org.uk/archetype/arch01bk.pdf

en termes modernes, une géométrie se décrit au moyen d’un groupe de transformations et de ses « invariants ».

http://www.cis.upenn.edu/~cis610/geombchap6.pdf

une structure euclidienne permet d’appréhender, au moyen d’un norme dite euclidienne, les notions d’ordre métrique, distance et angle; la géométrie euclidienne, celle de notre espace « de tous les jours », est l’étude des transformations conservant les structures euclidiennes.

En somme, cette géométrie a eu un succès aussi prodigieux parce qu’elle permet de traiter la mesure et ce qui est mesurable, donc est nécessaire pour la physique, et d’abord pour la plus simple, comme celle de l’arpentage.

Elle a été complétée au 19 ème siècle par les géométries dites non-euclidiennes, riemanniennes ou lobatchevskiennes.

La géométrie de l’espace-temps de Minkowski , à 4 dimensions dont une de temps, est dite pseudo-euclidienne: c’est la géométrie de la théorie de la relativité restreinte.

En somme, ce qu’il faut retenir, c’est que la science moderne, la physique, newtonienne ou einsteinienne, traite de ce qui peut être mesuré, par des nombres donc, entiers, puis entiers relatifs (par soustraction) puis rationnels (fractions d’entiers, par division)), et enfin réels (par passage à la limite) ; viennent s’y adjoindre ensuite les nombres complexes (permettant souvent des écritures élégantes), les quaternions, et les nombres p-adiques.

Mais ceci n’a en somme , en dehors du champ purement mathématique, qu’un caractère formel : décrire et prévoir les résultats de mesures; cette physique, contrairement à ses prétentions, n’a pas de caractère vraiment explicatif.

Les « invariants » de la géométrie projective sont la collinéarité (des points alignés sont transformés en point alignés) et une quantité que l’on appelle le « cross-ratio » :

http://en.wikipedia.org/wiki/Cross-ratio

Un chapitre important en est la dualité et la polarité, qu’elle partage avec la moderne théorie des catégories (qui est omniprésente dans les expositions dites « modernes » ).

La dualité consiste à transformer les points en droites et les droites en points, tout en respectant l’incidence, voir  :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dualit%C3%A9_(g%C3%A9om%C3%A9trie_projective)

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9om%C3%A9trie_projective

http://www.britannica.com/EBchecked/topic/478486/projective-geometry

ainsi, comme en théorie des catégories, il suffira de démontrer un théorème, et le théorème dit « dual » sera automatiquement démontré, un exemple célèbre étant le théorème de Pascal et son dual le théorème de Brianchon :

http://serge.mehl.free.fr/chrono/Brianchon.html

Les bases pour étudier les travaux de Nick Thomas, qui visent à rien de moins qu’à rénover complètement la physique , sont sur son site :

http://www.nct.anth.org.uk/

où l’on trouve notamment un commentaire de la « quatrième dimension » de Rudolf Steiner :

http://www.science.anth.org.uk/archetype/arch01bk.pdf

Voici le schéma fondamental des recherches de Nick Thomas :

il ne se limite plus à l’espace « externe », qui est celui de la physique (où il peut être abordé mathématiquement selon les géométries euclidiennes, minkowkiennes, riemanniennes, ou autres), mais distingue aussi un « contrespace » (counterspace) ou « espace négatif » qui a été découvert par l’investigation spirituelle de Steiner. Ce contrespace pourrait être appelé « internel », tout y est « inversé » par rapport à l’espace : l’infini y devient un point « infiniment intérieur »

Ce contrespace est, en géométrie projective,  en relation de polarité avec l’espace , ce qui s’exprime par des relations algébriques très précises, et permet des calculs qui ne le cèdent en rien en rigueur mathématique à ceux de la relativité générale ou de la mécanique quantique.

Mais cette « nouvelle physique » échappe aux deux grands travers de la physique actuelle :

– le temps géométrisé et devenu une « dimension » , ce qui a provoqué les critiques bien connues de Bergson et Heidegger auxquelles il n’a jamais été, à mon sens, répondu de manière satisfaisante : le temps est de l’ordre de l’esprit, il ne saurait s’évaluer de manière « calculatoire » à la manière de l’espace…ou alors pour les pointeuses en usine, instrument par excellence d’Ahriman..

-l e manque d’intelligibilité en mécanique quantique, pointé avec humour par Richard Feynman :

 « si vous avez compris quelque chose à la physique quantique, c’est que vous n’avez rien compris » 

parallèlement, on ne peut que noter l’incroyable efficacité de prévision de résultats de mesures de ces deux physiques , relativité générale et quantique, respectivement à l’échelon du macrocosme et du micro , de l’infiniment petit. Beaucoup de nos intruments modernes sont basés là dessus, les GPS par exemple, ce qui constitue une vérification quotidienne qui ne saurait être remise en cause.

Mais…

le sens de l’existence humaine est il mesurable ?

ne se situe t’il pas plutôt dans cet « espace internel« , déouvert par le pionnier Rudolf Steiner, et qui ne risque pas, comme le Far West, d’être un jour envahi par les racailles et autres tenanciers de bistrots…

il m’évoque ce magnifique poème de Rilke :

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rainer_maria_rilke/dis_moi_rose_d_ou_vient.html

« Dis-moi, rose, d’où vient
qu’en toi-même enclose,
ta lente essence impose
à cet espace en prose
tous ces transports aériens ?

Combien de fois cet air
prétend que les choses le trouent,
ou, avec une moue,
il se montre amer.
Tandis qu’autour de ta chair,
rose, il fait la roue. »

 

 

une science spirituelle et anthroposophique

Ce qui caractérise l’anthroposophie, par rapport aux auteurs réactionnaires comme Guénon et Evola, ou à ceux de la théosophie par exemple, c’est qu’elle accorde une place très importante à la science moderne, née en Europe au 17 ème siècle (en fait un peu avant, chez Copernic bien sûr, et même, selon Steiner, chez Nicolas de Cuse au 15 ème siècle).

René Guénon passe son temps à dénigrer de façon méprisante la science moderne « dont l’Occident est si fier », science qu’il ne connaissait pas puisqu’il avait « abandonné » l’étude en classe de Math Spé, sans passer les concours : il lui oppose une « science traditionnelle » dont il ne donne que de vagues aperçus.

Steiner est beaucoup plus précis, dans ses écrits comme « Apparition  des sciences naturelles » : la science moderne correspond à l’ère de l’âme de conscience, où l’humanité doit conquérir la liberté intérieure, et il faut pour cela que tous les liens avec le monde spirituel soient coupés. Il existait certes avant une « science », mais du’une espèce totalement différente, puisque les hommes « voyaient » encore les réalités spirituelles.

Steiner démontre, et il est en cela en total accord avec des philosophes comme Brunschvicg (qui a été l’inspirateur principal )de tous mes blogs jusqu’ici, ou Alexandre Kojève, philosophe marxiste et athée, très grand philosophe au demeurant, que l’émergence de la science moderne à ses débuts (jusqu’au début du 18 ème siècle) est une conséquence et une poursuite du christianisme, consistant en une « christianisation » de la science du moyen âge (qui était aussi la science dite « islamique) , et qui était d’essence aristotélicienne.

Cette volonté de « christianiser » la science est sensible chez Copernic (qui était ecclésiastique) tout autant que chez le « cartésien » Malebranche (1638-1715), qui était oratorien, savant et philosophe.

Mais alors :

si la science moderne représente un état d’achèvement et d’ascèse intellectuelle (donc morale et religieuse) si parfaite de l’esprit humain,  pourquoi notre époque, loin d’être devenue parfaitement chrétienne, est elle matérialiste, c’est à dire selon notre terminologie : ahrimanienne ?

le déclin commence à mon avis juste à la mort de Malebranche (qui se situe la même année que celle de Louis XIV).

« L’explication » que j’avais donnée jusqu’ici était la suivante :

les premières découvertes techniques , qui aboutiront par la suite à l’essor de l’industrie, puis au chemin de fer, à l’automobile, à l’aviation, commencent vers 1720 en Angleterre avec les premières machines à vapeur ; il s’est passé que l’homme, l’homme européen faustien (cf « Le déclin de l’Occident » de spengler) s’est laissé « fasciner » , « enchanter » (au sens diabolique) par cette nouvelle puissance technicienne sur la « nature » (extérieure, pas intérieure ).

Il en a oublié la vocation première de la science, qui est, comme le dit Steiner, d’ordre spirituel !

seulement est ce vraiment une « explication » qui va jusqu’au fond des choses ?

non, plutôt une « description » de ce qui s’est passé !

car la question demeure : pourquoi l’homme s’est il laissé « fasciner » et détourner de sa véritable tâche , fixée par Dieu (ou les hiérarchies spirituelles, selon le vocabulaire anthroposophique), qui était de former un Moi libre capable ensuite de remplir la « mission divine » de l’humanité : remplir le cosmos de sagesse initial par des impulsions d’amour ???

là j’étais bloqué !

seule l’anthroposophie va plus loin, et donne une réponse , mais qui pourra sembler scandaleuse et « politiquement incorrecte » à beaucoup : la science moderne, de chrétienne qu’elle était à ses débuts coperniciens, cartésiens, malebranchistes,  a été « envahie » d’influences ahrimaniennes (matérialistes) que Steiner nomme « arabisme » , et que je nomme pour ma part « islamiques ».

Un auteur comme Robert Powell (dans « 2012 and the coming of Antichrist ») se défend de toute intention « islamophobe », et préfère donc le terme « arabisme » : j’avoue que je ne vois pas très bien comment cela pourrait être jugé « moins incorrect » !

L’Islam n’est rien d’autre qu’une hérésie chrétienne, comme le pense le grand auteur C S Lewis!

L’Islam, ce n’est rien d’autre que le dernier aboutissement des sectes dites nazaréennes ou « ébionites » : c’est un ébionite, Waraqa Bin Nawfal, qui a écrit le Coran, voir mon article :

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/26/les-origines-nazareennes-de-lislam-et-du-coran/

certes, là aussi, l’anthroposophie a une explication pour l’essor foudroyant de l’Islam au 7 ème siècle, comparable à celui du nazisme : il s’agissait de susciter une « contre-influence », une sorte de « paratonnerre » ,  aux influences démoniaques de l’Académie de Gondishapour, résultant d’une première agression soratienne (= ahrimanienne + luciférienne) contre l’humanité, et visant à la doter 8 siècles avant la date prévue pour l’époque de l’âme de conscience, d’une science comparable à celle du 17 ème siècle.

Cet essor de l’Islam quand il se produit est donc « voulu » par les Hiérarchies, mais cela ne veut pas dire que l’Islam n’est pas anti-christique, et donc de l’ordre du Mal !

De même on a utilisé des bomardements monstrueux pour lutter contre Hitler : cela ne veut pas dire que les bombardements sont le Bien !

bref nous en arrib=vons, de nos jours, à un état de fait où la science, complètement ahrimanisée, n’a plus rien à voir avec ses débuts coperniciens et cartésiens, et est devenue le principal problème au lieu d’être la solution.

Elle ne redeviendra émancipatrice, donc la solution au lieu du problème, que si elle est « dés-ahrimanisée » et « spiritualisée ».

C’est ici qu’interviennent les travaux, tout à fait scientifiques, mais dépassant totalement la science « officielle » (bénéficiant de budgets énormes, dont l’efficacité n’est pas toujours validée, voire pas souvent) , de certains chercheurs comme Nick Thomas, George Adams , Olive Witcher, et bien d’autres…

Ils prennent comme cadre mathématique, comme l’avait préconisé Rudolf Steiner, la géométrie projective, qui correspond exactement à l’ ère de l’âme de conscience, puisqu’elle est la géométire de la « perspective » en peinture, qui émerge  à la Renaissance.

il existe un livre tout à fait intéressant de Nick Thomas :

« Science between space and counterspace »

qui est lisible partiellement sur Google :

http://books.google.fr/books?id=VKqjKfeo3iwC&pg=PA46&lpg=PA46&dq=nick+thomas+science+between+space+and+counterspace&source=bl&ots=bSd6jQSLx_&sig=nH4pg_La0N0qPkx6dN9_ZEIczlc&hl=fr&sa=X&ei=QCX8T43QMqqx0QWqgKmbBw&ved=0CFEQ6AEwADgK#v=onepage&q=nick%20thomas%20science%20between%20space%20and%20counterspace&f=false

Si, comme j’en suis persuadé depuis toujours, la science moderne représente un stade crucial sur le chemin spirituel de l’humanité, rien n’est plus important que de « spiritualiser » cette science enlisée  dans le gouffre « ahrimanien » (ou, selon la terminologie d’Husserl dans la Krisis, dans le naturalisme).

Je me propose donc ici d’étudier cette science « anthroposophique » et goethéenne.

Et, pour commencer, son instrument : la géométrie projective…

DIEU EST MORT

http://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-jean/3282-chapitre-19

Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau d’écarlate, et Pilate leur dit:

« Voici l’homme. »

 

 

 

DIEU EST MORT

en cette formule réside à mon sens tout le christianisme, c’est à dire toute la Vérité.

mais, bien sûr, la Vérité qui est Dieu, la voie, la vérité et la vie, ne peut résider en une formule…pas plus que Dieu, le Parfait, l’Immortel, l’Eternel, l’Infini, ne peut mourir et s’anéantir…

Parménide : l’Etre est, le non-être n’est pas

http://philoctetes.free.fr/uniparmenide.htm

« Allons, je vais te dire et tu vas entendre
quelles sont les seules voies de recherche ouvertes à l’intelligence;
l’une, que l’être est, que le non-être n’est pas,
chemin de la certitude, qui accompagne la vérité »

Krishna ne dit pas autre chose :

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Bhagavad_G%C3%AEt%C3%A2/Chapitre_2

« Jamais ne fut le temps où nous n’existions, Moi, toi et tous ces rois ; et jamais aucun de nous ne cessera d’être.

« Les maîtres de la vérité ont conclu à l’éternité du réel et à l’impermanence de l’illusoire, et ce, après avoir étudié leur nature respective.

L’Etre EST : il ne peut pas « ne pas être »

Cela coule de source !

et pourtant :

DIEU EST MORT

ce n’est pas une vérité, comme « la marquise sortit à 5 heures » ou « tout corps fini est commutatif »

C’est La Vérité

« Aussitôt que la vérité trouve un ennemi à sa taille, elle dépose l’armure de l’ubiquité et se bat avec les ressources même de sa condition ». (René Char)

Badiou commente longuement cet aphorisme de Char  le 15 décembre 2004 :

http://www.entretemps.asso.fr/Badiou/04-05.htm

Badiou pense la formule « Dieu est mort » comme la mort du Dieu vivant de la foi (chrétienne), pas la mort du dieu -géomètre des philosophes, qui n’a jamais été vivant.

Il distingue de ces deux là le « dieu des poètes » , que d’autres cherhcent comme le « dieu à venir de la poésie » (poésie comme aboutissement de la métaphysique ):

http://noesis.revues.org/index34.html

« Alain Badiou a proposé une définition du type de rapport spécifique qu’implique ce « Dieu des poètes », qui n’est ni le Dieu vivant des religions chrétiennes, ni le Dieu-géomètre des philosophies classiques. Ni mort avec la foi comme le premier, ni invalidé par la critique de la métaphysique comme le second, il s’est simplement retiré et doit un jour faire retour. La tâche propre du poète, selon la lecture de Heidegger que fait Alain Badiou, est alors de porter dans la langue la pensée de ce retrait et « de concevoir le problème de son retour comme une incise ouverte dans ce dont la pensée est capable3 » . Le rapport au Dieu poétique n’est donc ni un rapport de deuil, comme celui qu’implique le Dieu mort des religions, ni un rapport critique, comme celui qui convient au Dieu-Principe des métaphysiques, mais un rapport, au sens propre, nostalgique« 

seulement aucune de ces pensée ne s’élève à la hauteur de l’inouï évangile nietzschéen , que le Prométhée fracassé de Sils Maria a payé..de sa vie et de son sang (le sang comme gage du sérieux des écrits, des formules) . Et certainement pas Badiou, contrairement à ce qu’il pense..de lui même :

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20091217.BIB4616/finkielkraut-badiou-le-face-a-face-2-5.html

« Ces questions sont insignifiantes, c’est ça ma conviction. Moi je suis sur ces questions un nietzschéen rigoureux. Dieu est mort, et depuis longtemps. Donc il faut partir de l’idée que quand on est face à de phénomènes dits de civilisation ou de religion, ils dissimulent autre chose que leur qualité apparente. Qu’est-ce qui se tient vraiment là-derrière ? On ne voit pas de nouvelles figures mystiques, des  penseurs religieux profonds, une théologie novatrice, etc. On ne voit rien de ce genre. On voit des agitateurs organisés, des attentats anonymes, des phraséologies tout à fait stéréotypées. »

http://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra/Premi%C3%A8re_partie/Le_prologue_de_Zarathoustra

« Et que fait le saint dans les bois ? » demanda Zarathoustra.

Le saint répondit : « Je fais des chants et je les chante, et quand je fais des chants, je ris, je pleure et je murmure : c’est ainsi que je loue Dieu.

Avec des chants, des pleurs, des rires et des murmures, je rends grâce à Dieu qui est mon Dieu. Cependant quel présent nous apportes-tu ? »

Lorsque Zarathoustra eut entendu ces paroles, il salua le saint et lui dit : « Qu’aurais-je à vous donner ? Mais laissez-moi partir en hâte, afin que je ne vous prenne rien ! » — Et c’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre, le vieillard et l’homme, riant comme rient deux petits garçons.

Mais quand Zarathoustra fut seul, il parla ainsi à son cœur : « Serait-ce possible ! Ce vieux saint dans sa forêt n’as pas encore entendu dire que Dieu est mort »

et si Nietzsche , ce Nietzsche « en lutte contre son temps » qui fut avec Goethe le Maître du jeune Rudolf Steiner, la « condition sine qua non » sans laquelle le christianisme de Steiner n’aurait jamais vraiment rompu avec… les discours poétiques ou rationnels ou mystiques sur Dieu, sans laquelle cette révolution de pensée qu’est l’anthroposophie n’ aurait jamais émergé…

et si Nietzsche était par dessus tout et tous…

chrétien ????

lisons la suite du discours de Zarathoustra, qui explicite la « formule » :

« Voici, je vous enseigne le Surhumain !

Le Surhumain est le sens de la terre. Que votre volonté dise : que le Surhumain soit le sens de la terre.

Je vous en conjure, mes frères, restez fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espoirs supraterrestres ! Ce sont des empoisonneurs, qu’ils le sachent ou non.

Ce sont des contempteurs de la vie, des moribonds et des empoisonnés eux-mêmes, de ceux dont la terre est fatiguée : qu’ils s’en aillent donc !

Autrefois le blasphème envers Dieu était le plus grand blasphème, mais Dieu est mort et avec lui sont morts ses blasphémateurs. Ce qu’il y a de plus terrible maintenant, c’est de blasphémer la terre et d’estimer les entrailles de l’impénétrable plus que le sens de la terre ! »

Autrefois : avant le Golgotha !

lors du Mystère du Golgotha, Dieu s’est lié à la Terre, en assumant la condition humaine mortelle et en répandant son…Sang !

c’est cela, l’ affirmation anthroposophique, et rien d’autre : et je la vois préfigurée en le discours de Zarathoustra !

Le sens de la terre c’est :

DIEU EST MORT

acte d’Amour incompréhensible et plus Absolu que tout absolu pensable ou non

Il y a la Terre comme planète qui se meut dans l’espace : Copernic, science moderne.

Et il y a la terre qui « remonte au ciel » (dans le malebranchisme, la philosophie chrétienne par excellence), qui n’est autre que le sens de la terre, chez Nietzsche et Steiner.

le miracle, la Véritévivante (et non plus factuelle ou géométrique) , consiste à faire tenir ensemble ces deux « terres » !

C’est le mystère du Golgotha qui accomplit ce miracle!

J’ai longtemps cité ces lignes de Brunschvicg comme accomplissement de toute la philosophie :

« Les théologiens se sont attachés à distinguer entre la voie étroite : Qui n’est pas avec moi est contre moi, et la voie large : Qui n’est pas contre moi est avec moi. Mais pour accomplir l’Évangile, il faut aller jusqu’à la parole de charité, non plus qui pardonne, mais qui n’a rien à pardonner, rien même à oublier : Qui est contre moi est encore avec moi.

 

Et celui-là seul est digne de la prononcer, qui aura su apercevoir, dans l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amour, l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire…. »

au fond, il est là, le passage de la philosophie à l’anthroposophie :

car comment l’expansion infinie de l’intelligence sera t’elle obtenue , sinon en méditant sans cesse cet acte absolument incompréhensible de Dieu qui se fait homme et meurt ?

et où l’absolu désintéressement de l’amour sera t’il trouvé, sinon dans cet acte d’Amour absolu de Dieu endossant la condition humaine, sur la Terre qui virevolte dans l’espace ?

http://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-jean/3282-chapitre-19

Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau d’écarlate, et Pilate leur dit:

« Voici l’homme. »

 

 

 

DIEU EST MORT

en cette formule réside à mon sens tout le christianisme, c’est à dire toute la Vérité.

mais, bien sûr, la Vérité qui est Dieu, la voie, la vérité et la vie, ne peut résider en une formule…pas plus que Dieu, le Parfait, l’Immortel, l’Eternel, l’Infini, ne peut mourir et s’anéantir…

Parménide : l’Etre est, le non-être n’est pas

http://philoctetes.free.fr/uniparmenide.htm

« Allons, je vais te dire et tu vas entendre
quelles sont les seules voies de recherche ouvertes à l’intelligence;
l’une, que l’être est, que le non-être n’est pas,
chemin de la certitude, qui accompagne la vérité »

Krishna ne dit pas autre chose :

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Bhagavad_G%C3%AEt%C3%A2/Chapitre_2

« Jamais ne fut le temps où nous n’existions, Moi, toi et tous ces rois ; et jamais aucun de nous ne cessera d’être.

« Les maîtres de la vérité ont conclu à l’éternité du réel et à l’impermanence de l’illusoire, et ce, après avoir étudié leur nature respective.

L’Etre EST : il ne peut pas « ne pas être »

Cela coule de source !

et pourtant :

DIEU EST MORT

ce n’est pas une vérité, comme « la marquise sortit à 5 heures » ou « tout corps fini est commutatif »

C’est La Vérité

« Aussitôt que la vérité trouve un ennemi à sa taille, elle dépose l’armure de l’ubiquité et se bat avec les ressources même de sa condition ». (René Char)

Badiou commente longuement cet aphorisme de Char  le 15 décembre 2004 :

http://www.entretemps.asso.fr/Badiou/04-05.htm

Badiou pense la formule « Dieu est mort » comme la mort du Dieu vivant de la foi (chrétienne), pas la mort du dieu -géomètre des philosophes, qui n’a jamais été vivant.

Il distingue de ces deux là le « dieu des poètes » , que d’autres cherhcent comme le « dieu à venir de la poésie » (poésie comme aboutissement de la métaphysique ):

http://noesis.revues.org/index34.html

« Alain Badiou a proposé une définition du type de rapport spécifique qu’implique ce « Dieu des poètes », qui n’est ni le Dieu vivant des religions chrétiennes, ni le Dieu-géomètre des philosophies classiques. Ni mort avec la foi comme le premier, ni invalidé par la critique de la métaphysique comme le second, il s’est simplement retiré et doit un jour faire retour. La tâche propre du poète, selon la lecture de Heidegger que fait Alain Badiou, est alors de porter dans la langue la pensée de ce retrait et « de concevoir le problème de son retour comme une incise ouverte dans ce dont la pensée est capable3 » . Le rapport au Dieu poétique n’est donc ni un rapport de deuil, comme celui qu’implique le Dieu mort des religions, ni un rapport critique, comme celui qui convient au Dieu-Principe des métaphysiques, mais un rapport, au sens propre, nostalgique »

seulement aucune de ces pensée ne s’élève à la hauteur de l’inouï évangile nietzschéen , que le Prométhée fracassé de Sils Maria a payé..de sa vie et de son sang (le sang comme gage du sérieux des écrits, des formules) . Et certainement pas Badiou, contrairement à ce qu’il pense..de lui même :

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20091217.BIB4616/finkielkraut-badiou-le-face-a-face-2-5.html

« Ces questions sont insignifiantes, c’est ça ma conviction. Moi je suis sur ces questions un nietzschéen rigoureux. Dieu est mort, et depuis longtemps. Donc il faut partir de l’idée que quand on est face à de phénomènes dits de civilisation ou de religion, ils dissimulent autre chose que leur qualité apparente. Qu’est-ce qui se tient vraiment là-derrière ? On ne voit pas de nouvelles figures mystiques, des  penseurs religieux profonds, une théologie novatrice, etc. On ne voit rien de ce genre. On voit des agitateurs organisés, des attentats anonymes, des phraséologies tout à fait stéréotypées. »

http://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra/Premi%C3%A8re_partie/Le_prologue_de_Zarathoustra

« Et que fait le saint dans les bois ? » demanda Zarathoustra.

Le saint répondit : « Je fais des chants et je les chante, et quand je fais des chants, je ris, je pleure et je murmure : c’est ainsi que je loue Dieu.

Avec des chants, des pleurs, des rires et des murmures, je rends grâce à Dieu qui est mon Dieu. Cependant quel présent nous apportes-tu ? »

Lorsque Zarathoustra eut entendu ces paroles, il salua le saint et lui dit : « Qu’aurais-je à vous donner ? Mais laissez-moi partir en hâte, afin que je ne vous prenne rien ! » — Et c’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre, le vieillard et l’homme, riant comme rient deux petits garçons.

Mais quand Zarathoustra fut seul, il parla ainsi à son cœur : « Serait-ce possible ! Ce vieux saint dans sa forêt n’as pas encore entendu dire que Dieu est mort »

et si Nietzsche , ce Nietzsche « en lutte contre son temps » qui fut avec Goethe le Maître du jeune Rudolf Steiner, la « condition sine qua non » sans laquelle le christianisme de Steiner n’aurait jamais vraiment rompu avec… les discours poétiques ou rationnels ou mystiques sur Dieu, sans laquelle cette révolution de pensée qu’est l’anthroposophie n’ aurait jamais émergé…

et si Nietzsche était par dessus tout et tous…

chrétien ????

lisons la suite du discours de Zarathoustra, qui explicite la « formule » :

« Voici, je vous enseigne le Surhumain !

Le Surhumain est le sens de la terre. Que votre volonté dise : que le Surhumain soit le sens de la terre.

Je vous en conjure, mes frères, restez fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espoirs supraterrestres ! Ce sont des empoisonneurs, qu’ils le sachent ou non.

Ce sont des contempteurs de la vie, des moribonds et des empoisonnés eux-mêmes, de ceux dont la terre est fatiguée : qu’ils s’en aillent donc !

Autrefois le blasphème envers Dieu était le plus grand blasphème, mais Dieu est mort et avec lui sont morts ses blasphémateurs. Ce qu’il y a de plus terrible maintenant, c’est de blasphémer la terre et d’estimer les entrailles de l’impénétrable plus que le sens de la terre ! »

Autrefois : avant le Golgotha !

lors du Mystère du Golgotha, Dieu s’est lié à la Terre, en assumant la condition humaine mortelle et en répandant son…Sang !

c’est cela, l’ affirmation anthroposophique, et rien d’autre : et je la vois préfigurée en le discours de Zarathoustra !

Le sens de la terre c’est :

DIEU EST MORT

acte d’Amour incompréhensible et plus Absolu que tout absolu pensable ou non

Il y a la Terre comme planète qui se meut dans l’espace : Copernic, science moderne.

Et il y a la terre qui « remonte au ciel » (dans le malebranchisme, la philosophie chrétienne par excellence), qui n’est autre que le sens de la terre, chez Nietzsche et Steiner.

le miracle, la Véritévivante (et non plus factuelle ou géométrique) , consiste à faire tenir ensemble ces deux « terres » !

C’est le mystère du Golgotha qui accomplit ce miracle!

J’ai longtemps cité ces lignes de Brunschvicg comme accomplissement de toute la philosophie :

« Les théologiens se sont attachés à distinguer entre la voie étroite : Qui n’est pas avec moi est contre moi, et la voie large : Qui n’est pas contre moi est avec moi. Mais pour accomplir l’Évangile, il faut aller jusqu’à la parole de charité, non plus qui pardonne, mais qui n’a rien à pardonner, rien même à oublier : Qui est contre moi est encore avec moi.

 Et celui-là seul est digne de la prononcer, qui aura su apercevoir, dans l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amour, l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire…. »

au fond, il est là, le passage de la philosophie à l’anthroposophie :

car comment l’expansion infinie de l’intelligence sera t’elle obtenue , sinon en méditant sans cesse cet acte absolument incompréhensible de Dieu qui se fait homme et meurt ?

et où l’absolu désintéressement de l’amour sera t’il trouvé, sinon dans cet acte d’Amour absolu de Dieu endossant la condition humaine, sur la Terre qui virevolte dans l’espace ?

les ambiguïtés du terme et surtout de la notion de « judéo-chrétien »

je faisais moi même un usage très fréquent de ce terme de « judéo-chrétien » sur mon ancien blog « Recherche de la Vérité ».

Il s’agissait dans mon esprit de « combler » la fracture historique entre juifs et chrétiens, qui s’est traduite au cours des siècles par les horribles massacres que l’on sait, et aussi je l’avoue d’opposer la civilisation occidentale « judéo-chrétienne » à l’islamique.

Seulement je précisais bien, et régulièrement, que l’Occident dont je parlais était celui du 17 ème siècle, de l’émergence de la science moderne et du cartésianisme (et surtout du malebranchisme), et n’avait plus rien à voir avec l’Occident actuel, enlisé dans le matérialisme et le relativisme.

Mais même en prenant ces précautions, tout ce schéma n’était il pas basé sur une simplification grossière ?

je considérais, et je continue à le faire, que le judaïsme « matriciel » et le christianisme qui en est sorti et s’en est peu à peu séparé constituent, pour qui sait voir de manière « subtile », un processus spirituel UNIQUE; et je le « démontrais » sur l’ancien blog au moyen notamment des découvertes sur les NOMBRES bibliques, aussi bien en gématrie de l’hébreu que du grec, qui sont celles par exemple de Vernon Jenkins :

http://homepage.virgin.net/vernon.jenkins/index.htm

ainsi  la valeur des 28 lettres hébraïques du premier verset de la Torah soit un nombre triangulaire :

2701 = 37 x 73 = T(73) = 1 + 2 + 3 + … + 72 + 73

la valeur des lettres grecques du premier verset de l’Evangile de Jean est :

3627 = 39 x 93

qui n’est certes pas triangulaire mais qui est un produit de deux nombres « en miroir » : 39 et 93 sont formés des mêmes chiffres lus en sens inverse, comme 37 et 73

et la somme de 3627 et 2701 est un nombre triangulaire :

3627 + 2701 = 6328 = T(112) = 1 + 2 + 3 + .. + 111 + 112

tout cela étant résumé (avec bien d’autres propriétés surprenantes) sur la figure ci dessous:

http://homepage.virgin.net/vernon.jenkins/First_Princs.htm

http://www.whatabeginning.com/SUPER/SUPER_S.htm

http://www.fivedoves.com/revdrnatch/112th_Triangle.htm

Et il y a aussi bien sûr la totalité de la Bible en 66 (nombre triangulaire ! ) livres (Ancien et Nouveau Testaments) qui forme une « Roue » et est visiblement un Tout – UN :

http://www.biblewheel.com/wheel/wheel.asp

tout cela est solide : mais alors pourquoi ne pas dire simplement « chrétien » à la place de « judéo-chrétien » s’il s’agit d’un processus UN et unique ?

la réponse est évidente : à cause des évènements historiques, de la séparation, des pogroms, de l’antisémitisme, etc…

on veut certes marquer l’unité, mais sans oublier les différences !

Je ne puis évidemment qu’être sensible à ce genre de raisons.

Mais il se trouve que « judéo-chrétien » risque d’avoir un sens tout autre que celui qui est visé ici; cela est expliqué notamment à la fin du livre fort instructif de Pierre Antoine Bernheim (mort hélas prématurément en 2011) :

« Jacques frère de Jésus »

selon cet auteur, les judéo-chrétiens sont les héritiers des conceptions de Jacques, « représentant d’une Eglise primitive profondément enracinée dans la tradition juive » (conceptions dont témoigne l’Epître de Jacques) , et ils s’opposent aux « pagano-chrétiens » , ou « pauliniens », héritiers des conceptions de l’apôtre Paul, qui ont finalement prévalu.

Mais que sont devenus les « judéo-chrétiens » ?

d’abord les ébionites, puis les… musulmans, tout simplement !

puisqu’il est avéré que c’est un (ou plusieurs) moine ébionite qui a écrit le Coran, et que l’Islam n’est autre que le stade ultime de la religion « nazaréenne » , voir sur tout cela mes articles qui donnent des tas de liens :

http://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/26/les-origines-nazareennes-de-lislam-et-du-coran/

http://mathesis.blogg.org/page-le_rabbin_ebionite_waraqa_bin_nawfal_est__le_gourou_pervers_qui_a_ecrit__le_coran_et_cree_l_islam-835.html

http://mathesis.blogg.org/page-qui_sont_les_veritables_auteurs_du_coran__-761.html

autant dire qu’il s’avère disons…contre-indiqué d’ utiliser le terme « civilisation judéo-chrétienne » pour séparer la civilisation européenne de l’islamique.

Une séparation qui a eu lieu, et résulte des guerres de conquête de l’espace européen, qui ont été perdues par l’Islam.

Emil Bock parle (dans « Césars et apôtres ») du fanatisme ébionite, et il ajoute que son influence a dû être considérable.

Mais il y a plusieurs manières de « choisir la voie du paulinisme » :

-celle de Badiou, rigoureusement athée, qui admire Saint Paul comme « fondateur de l’universalisme » et le considère un peu comme le premier communiste

-celle, choisie ici, inspirée de Rudolf Steiner et d’Emil Bock , selon qui Paul a eu véritablement une expérience spirituelle de rencontre avec l’entité du Christ, expérience qui conditionne tout le devenir-chrétien ultérieur…

l’anthroposophie donne de plus une explication satisfaisante du terme « pagano-chrétien » : « pagano » se réfère aux « religions à Mystères » plutôt qu’aux religions prétendûment « idolâtres » ou « polythéistes ».

La caractéristique du judaïsme est d’avoir supprimé les Mystères : c’était nécessaire pour préparer la venue du Christ , où les Mystères, loin d’être « cachés » au profond du Temple, accessibles aux seuls « initiés », seraient « visibles » à tous les hommes sur la scène du monde.

Il le fallait pour préparer l’ère de l’âme de conscience, à partir de 1413, où les hommes acquièrent la liberté, par le combat intérieur contre le Mal, et l’autonomie pour s’élever dans le monde spirituel selon les forces de leur conscience claire, et non pas plongée dans un état « spécial » par les rites de l’initiation aux Mystères.

Cette époque correspond aussi à l’émergence de la science moderne, mathématique, qui n’est pas rupture avec le christianisme mais continuation et approfondissement du christianisme ….

ce ne doit pas être le même Proust

Cela fait longtemps que j’ai lu, d’une traite et in extenso, la « Recherche du temps perdu », cela remonte à la fin de mes années d’étudiant, dans cette zone indécise et « brouillée » qui précède l’entrée dans la vie dite « active » (c’est à dire où l’on ne fait rien, comme le dit le beau poème de Pierre Emmanuel dans « Jacob » : « je travaille je ne fais rien je fais mes quarante heures »)

et juste après j’ai lu « La montagne magique« , que je place bien au dessus; les deux oeuvres portent sur le Temps, mais Proust ne peut s’élever au dessus d’une conception « mondaine » pour accéder à une compréhension « hermétique » et spirituelle qui est celle de Thomas Mann .

Or voici qu’il y a quelques jours je me laisse aller à regarder, sur Arte, le téléfilm réalisé par Nina Companeez et adaptant la Recherche

Nina Companeez est une excellente réalisatrice, mais pourquoi a t’il fallu qu’elle cède aux tendances de l’esprit du temps, avec cet accent exclusif donné à l’homosexualité , et notamment aux scènes de lesbianisme, en particulier dans l’épisode 2 ?

bien entendu je ne veux certainement pas nier que cet aspect soit présent dans l’oeuvre de Proust, surtout avec l’entrée en scène du baron de Charlus… mais en regardant la partie 2 du téléfilm, et si l’on n’a pas lu le livre, on a vraiment l’impression qu’il s’agit du thème principal !

or celui ci est le Temps, et l’accès « platonicien » (par l’art, selon Proust) à une « vision » qui en quelque sorte transcenderait le temporel pour arriver au « Présent éternel » dont parle Brunschvicg (qui était un ami de Proust).

C’est un lieu commun de faire remarquer l’influence de la théorie de la relativité d’Einstein sur Proust, qui avait été très impressionné par les « résultats » de la relativité restreinte, celle de 1905; seulement de son propre aveu il n’avait aucune connaissance mathématique, et il avait sans doute dû se contenter d’en rester aux niveaux « vulgarisés ».

http://www.fabula.org/revue/document688.php

http://fr.wikisource.org/wiki/Page:NRF_19.djvu/253

http://www.liceoberard.org/public/classi/5dchb/dossier%20proust%205D.pdf

Je n’ai pas le texte sous les yeux, mais il est évident que certaines descriptions de la fin, où le narrateur vieillissant retrouve les principaux protagonistes dans un « salon mondain », après guerre, et les voit comme « montés sur des sortes d’échasse » qui en font des sortes de « géants », ces sortes d’image donc sont une adaptation des notions de ligne et volume d’univers dans la relativité.

Les personnages apparaissent comme des « géants » en hauteur parce que la « hauteur » des échasses correspond à la dimension temporelle dans l’espace temps de Minkowski qui est celui de la relativité restreinte , et que compte tenu du facteur multiplicatif c (c = vitesse de la lumière) l’ordre de grandeur de cette « dimension » est très grand par rapport à celui des trois autres dimensions, celles d’espace…

seulement cette image est…fausse !

car c’est oublier que nous nous trouvons, mathématiquement, dans un espace minkowskien, « pseudo-euclidien » et non pas euclidien, et que le facteur t du temps doit être multiplié non seulement par c mais aussi par le nombre imaginaire i, pour que l’on puisse former une norme « pseudo-euclidienne » qui soit :

x^2  + y ^2 + z^2 + (ict) ^2 = x ^2  + y ^2 + z ^2  – (ct) ^2

L’image des « échasses » oublie simplement ce facteur i, et traite la quatrième dimension, temporelle, comme si elle était « comparable » aux trois autres, c’est à dire comme si nous étions dans un espace euclidien à 4 dimensions !

Le « salut spirituel » proposé par Proust, consistant à « retrouver » des sensations de passé au moyen de sensations du présent, est profondément « matérialiste »!

Il ne correspond en rien à ce que Brunschvicg savait dès 1900, dans « Introduction à la vie de l’esprit » , et qu’il décrit dans ces lignes merveilleuses (écrites bien plus tard, dans « Raison et religion ») opposant ce qui est d’ordre « vital » et ce qui est d’ordre « spirituel » :

« le propre de l’esprit est de s’apparaitre à lui même dans la certitude d’une lumière croissante, tandis que la vie est essentiellement menace et ambiguïté. Ce qui la définit c’est la succession fatale de la génération et de la corruption. Voilà pourquoi les religions, établies sur le plan vital, ont beau condamner le manichéisme, il demeure à la base de leur représentation dogmatique… ce qui est constitutif de l’esprit est l’unité d’un progrès par l’accumulation unilinéaire de vérités toujours positives. L’alternative insoluble de l’optimisme et du pessimisme ne concernera jamais que le centre vital d’intérêt; nous pouvons être et à bon droit inquiets en ce qui nous concerne de notre rapport à l’esprit, mais non inquiets de l’esprit lui même que ne sauraient affecter les défaillances et les échecs, les repentirs et les régressions d’un individu, ou d’une race, ou d’une planète. Le problème est dans le passage , non d’aujourd’hui à demain, mais du présent temporel au présent éternel. Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza « De intellectus emendatione » , en a dégagé la méthode, n’a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort. L’angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d’évidence qu’apporte avec elle l’intelligence de l’idée, est sur un autre plan »

Cette conception brunschvicgienne du « redressement spirituel » et du « présent éternel » a tout à voir avec l’accès au « monde spirituel » de Rudolf Steiner, et absolument rien avec le matérialisme proustien, qui en reste à l’ordre du vital et de la « sensation » !

la sensation…fuit, par définition, et définitivement : comme le savent tous les « libertins » de la terre, le souvenir d’une nuit avec cette si belle femme il y a 30 ans n’apporte  …. aucun bonheur, rien que brûlantes frustrations…

et comme le savent tous les ivrognes de la terre, la bouteille de vodka est toujours vide, au petit matin !

et elle ne se remplit pas de nouveau par un acte du Saint Esprit !

Le « voyage dans le temps »  obsède tant de nos contemporains depuis H G Wells, pour des raisons inavouables : se donner une seconde chance de rebattre les cartes après avoir raté sa vocation spirituelle et en être resté justement au niveau des « sensations »…seulement si l’on « retournait dans le passé » sans changer réellement, la vie « nouvelle » que l’on aurait serait en somme la « même » que la première !

un tel « retour dans le passé » est , on le sait, proscrit par les équations de la relativité autant que par le bon sens… oui je sais il y a les solutions aux équations de la RG d’Einstein trouvées par Kurt  Gödel en 1947 qui semblent déboucher sur une CTC (« closed timelike curve ») seulement leur réalisation font appel à une roue génate qui devrait tourner à « au moins la moitié de la vitesse de la lumière » !

http://en.wikipedia.org/wiki/Closed_timelike_curve

si vous arrivez à construire un tel dispositif, et surtout à faire tenir dessus un « voyageur temporel », faites moi signe !

et surtout dites lui de bien attacher sa ceinture et de ne pas trop manger le matin du grand départ !

au voyageur temporel , pas à Proust !

non, le véritable « voyage temporel », il est celui réalisé par Steiner et lui permettant de « voir dans la chronique de l’Akasha », c’est  à dire sur le « mur des siècles » qui est aussi apparu à Victor Hugo !

J’adore les madeleines, les sonates, et les jeunes filles en fleur : mais j’ai d’autres projets dans la vie que le broute-minou permanent au bord de la plage, comme nous le donne à voir Nina Companeez !

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